Articles dédié au blog. Ils décrivent des actions à prendre, des réparations, distillent des conseils sur le Mac et la réparation.
MacBook Pro

Un guide écrit par un réparateur, qui va du plus simple au plus complexe :

Ce guide est rédigé par des réparateurs experts, pour des utilisateurs avertis ou d’autres réparateurs. Il sera progressivement de plus en plus complexe et technique. Notre conseil : suivez-le aussi loin que vous pouvez. Passez la main à quelqu’un de mieux équipé quand vous sentez que vous atteignez vos limites. Ne tentez rien si vous ne le sentez pas…

Est-ce que tout est en ordre pour que votre Mac s’allume ?

La première étape, c’est de vérifier que tout est en ordre pour que votre Mac s’allume. On commence par le chargeur. La diode du Magsafe s’allume-t-elle en vert ou en orange ? Si oui, c’est que votre chargeur est bien branché et fonctionne, et que votre Mac reconnait le chargeur. C’est déjà un bon signe. Si non, il faut essayer un autre chargeur, ou essayer votre chargeur sur un autre Mac, pour le mettre hors de cause.

Si vous avez un MacBook Pro Touchbar, il n’y a plus de diode sur la prise de chargeur. Il va falloir vous équiper pour diagnostiquer votre chargeur. L’alternative la plus simple est d’emprunter le chargeur de votre voisin. Mais si vous voulez vous équiper, il existe des multimètre USB-C. Nous utilisons celui-ci.

En branchant cet outil entre votre chargeur et le Mac, il vous indique la tension de charge des MacBook Pro Thunderbolt. Si elle est à 20 Volts (plutôt 19.8 Volts d’ailleurs…) tout est bon. Si la tension est à 5 Volts, c’est mauvais signe : le chargeur n’est pas reconnu, et c’est ce qui fait que votre MacBook Pro ne s’allume plus. Si le chargeur fonctionne bien ailleurs, c’est que c’est un problème de port USB-C : dans ce cas, on vous conseille de faire appel à un réparateur de carte-mère (comme nous, par exemple).

Votre MacBook Pro ne s’allume plus, vous en êtes sûr ?

Une des premières étapes essentielles est de savoir si votre Mac est bien éteint. Eh oui, peut-être que votre écran est simplement éteint, ou que votre Mac est allumé mais n’affiche rien. Alors vérifiez que votre Mac est allumé :

  • Fait-il du bruit si vous augmentez le son et tapez sur les touches ?
  • Avez-vous branché un écran externe pour éliminer un possible problème d’écran ?
  • Pouvez-vous pousser le rétroéclairage au maximum ?
  • Avez-vous tenté de passer une lampe de poche (ou le flash de votre portable) au niveau de la pomme transparente derrière l’écran ? (sur le Mac Retina ou précédent).

Il faut également tenter un appui long sur le bouton Power de votre Mac, pour le débloquer d’un potentiel plantage avec écran noir et le faire rebooter.

Si rien de tout cela ne donne de résultats, vous pouvez passer à la suite.

Les classiques : Réinitialiser le SMC

Là aussi, on est dans le classique. Le SMC (System Management Control) est une puce qui gère l’allumage, la charge et différents système assez basiques du Mac. Il nécessite parfois une réinitialisation, si ces capteurs sont mal calibrés.

La manipulation est la suivante :

  • Sur un Mac avec batterie non-amovible (de 2009 à nos jours)
    1. Eteignez votre Mac
    2. Pressez les touches Maj + Control (ctrl) + Option (alt) du coté gauche de votre clavier et le bouton Power (coté droit) pendant 10 secondes environ
    3. Relâcher ces touches. Vous devriez voir la lumière de votre chargeur Magsafe passer à l’orange puis revenir au vert.
    4. Appuyez sur le bouton Power de votre Mac pour le rallumer.
  • Sur un Mac avec une puce de sécurité T2 (MacBook Pro ou Air depuis 2018. Mac Mini depuis 2018, Mac Pro 2019 ou iMac Pro)
    1. Eteignez votre Mac
    2. Pressez les touches [Control (ctrl)] + [ Option (alt)] du coté gauche de votre clavier et les touches [Maj  ] + [Power] du coté droit, pendant 10 secondes environ
    3. Relâcher ces touches. Vous devriez voir la lumière de votre chargeur Magsafe passer à l’orange puis revenir au vert.
    4. Appuyez sur le bouton Power de votre Mac pour le rallumer.
  • Sur un Mac avec batterie amovible (de 2009 ou avant)
    1. Eteignez votre Mac.
    2. Retirez la batterie.
    3. Pressez le bouton [Power] pendant 7 secondes environ.
    4. Remettez la batterie en place.
    5. Appuyez sur le bouton Power de votre Mac pour le rallumer.

Le mode « SMC Bypass » : une solution peu connue pour le diagnostic

Le mode « SMC Bypass » est assez peu connu et donc peu utilisé par les utilisateurs pour les réparateurs. C’est pourtant une solution de diagnostic très efficace, et facile à mettre en place.

Il s’agit de demander à votre MacBook Pro de démarrer sans prendre en compte les signaux captés et les contrôles de certains capteurs du SMC. Parmi ces capteurs, il y a le capteur de température et de vitesse des ventilateurs, ou les capteurs de l’ouverture de l’écran.

En démarrant dans ce mode, si le capteur de l’écran de votre Mac est défaillant, son signal sera ignoré.

Voilà comment démarrer en mode SMC Bypass :

  • Éteignez votre Mac et débrancher le chargeur.
  • Appuyez et maintenez la touche Power de votre Mac.
  • Tout en maintenant le bouton d’allumage, branchez le chargeur du Mac.
  • Après quelques secondes, relâchez le bouton Power. La diode du Magsafe devrait subrepticement passer de l’orange au vert (ou du vert à l’orange).
  • Allumer votre Mac normalement.

Vous devriez entendre votre Mac démarrer avec les ventilateurs qui tournent au maximum.

Si c’est le cas, votre problème d’allumage du Mac, ou d’écran noir vient de la puce du SMC ou de capteurs venant de celle-ci.

Nous vous conseillons de confier votre Mac à un réparateur indépendant compétent. Le Genius bar d’Apple vous proposera très probablement un coûteux remplacement de carte-mère, alors que celle-ci est réparable par nous ou un de nos confrère capable de réparer des carte-mères.

Le test d’isolation : Sortez les tournevis !

Ces étapes ne sont à réaliser qui si vous vous sentez à l’aise avec l’idée d’ouvrir votre MacBook Pro et de le diagnostiquer vous-même.

Nous rappelons que pour les étapes de démontage, les tutoriels d’ifixit sont très bien réalisés.

Le test d’isolation consiste à débrancher un à un les différents « périphériques » à l’intérieur de votre Mac. Cela permet d’éliminer et potentiellement d’identifier le fautif.

Il faut donc, dans un premier temps, ouvrir votre Mac, et débrancher la batterie. Vous pouvez démarrer le premier test ici : Une fois la batterie débranchée essayer de brancher la chargeur. Si votre Mac se met en route, c’est que votre batterie est défectueuse et empêche votre Mac de démarrer.

Si votre MacBook Pro ne s’allume toujours pas, il faut continuer.

Selon le modèle et l’année du Mac, vous pourrez retirer la carte Wifi, puis retirer le SSD. Dans chaque cas, tenter de rebrancher le MagSafe. La batterie étant toujours débranchée, vous n’avez pas besoin d’appuyer sur le bouton Power, votre Mac se lancera de lui-même. Sans SSD, il devrait afficher un point d’interrogation clignotant, au bout d’environ 20 secondes.

Vous pouvez ensuite déconnecter la nappe du trackpad, puis celle du clavier, le connecteur des haut-parleurs (même s’ils ne sont probablement pas en cause), la webcam, et éventuellement la carte fille qui ajoute les connecteurs USB, HDMI et carte SD.

Oui, il ne reste plus grand-chose dans la carcasse de votre ordinateur… Si là,  votre MacBook Pro ne s’allume toujours pas quand vous branchez votre chargeur, c’est que votre problème vient de la carte-mère.

Il n’y a, là aussi, qu’un réparateur capable de diagnostiquer et réparer une carte mère de MacBook Pro qui pourra vous aider.

Apple ou les Apple Reseller proposeront un remplacement de la carte mère, qui est environ deux fois plus cher que les réparations que nous proposons à 6337.

MacBook Air écran noir démarrage

Ne croyez pas Apple, votre MacBook Air n’a pas de problèmes de carte-mère:

Et non, même si Apple l’a dit, ce n’est pas (forcément) le cas. Nous avons vu passer plusieurs MacBook Air 11 pouces 2014 avec les même symptômes, et le même solution: Un client nous contact et nous envoie son Mac. Apple l’a diagnostiqué: Carte mère HS. Nous faisons nos tests, et réalisons que la carte-mère marche très bien. Si vous êtes dans ce cas, vous trouverez la marche à suivre pour savoir si vous êtes dans ce cas, et surtout comment vous en sortir seuls, à moindre coût !

Les symptômes: Ecran noir au démarrage

A quoi ressemble cet écran noir sur MacBook Air ?

Quels sont exactement les symptômes à identifier ? D’abord, nous n’avons vu ce comportement que sur des MacBook Air écran 11 pouces de mi-2014. C’est très spécifique. Ensuite l’ordinateur se comporte de la façon suivante au démarrage:

  • Après l’appui sur le bouton Power le Mac semble s’allumer
  • On entend le « Dong », accord majeur au démarrage du Mac
  • Le rétroéclairage s’allume, l’écran n’est plus éteint, mais allumé sur un fond noir. Rien ne s’affiche

Et rien de plus ne se passe, impossible d’aller plus loin, aucune touche ne répond et aucun moyen de démarrer sur un disque externe ou sur la partition de récupération (en appuyant sur Pomme + R).

Pourtant l’ordinateur charge bien et répond très bien aux sollicitations d’allumage et d’extinction.

Apple et son mauvais diagnostic

Nos clients qui sont passés par un AppleStore on fait faire le diagnostic de leur machine sur place. Le constat d’Apple est que le carte-mère était fautive, et qu’il fallait la remplacer.

Les méthodes de diagnostic d’Apple sont principalement basées sur des logiciels d’analyses. Il y a de moins en moins de test typiques de diagnostics tels que les tests d’isolation (débrancher un à un les éléments pour identifier le fautif) ou des tests visant à remplacer un composant par un autre connu comme fonctionnel. Pourtant il suffit de ça pour identifier la panne.

Retirer le SSD et voir votre MacBook Air reprendre vie

Valider le diagnostic par isolation

C’est une technique classique de diagnostic technique que l’isolation. Il s’agit de déconnecter les uns après les autres, les éléments déconnectables du système principal pour connaitre le fautif. Si votre maison à les plombs qui saute, vous pouvez éteindre tous les disjoncteurs secondaires, remettre le principal, puis réactiver les disjoncteurs secondaires un à un, jusqu’à ce que les plombs sautent de nouveau. Grâce à ça, vous savez ou est le fautif, et il reste à débrancher chacun des éléments sur ce disjoncteurs pour trouver le coupable (même méthode…). Nous on procède de la même façon: On ouvre le Mac et débranche un élément. On rallume la machine et on voit si le MacBook Air veut bien démarrer.

Avec cette méthode, nous avons, dans chacun des trois cas rencontrés pour le moment, identifier le fautif: le SSD. Vous pouvez essayer de faire de même chez vous: Ouvrez votre MacBook Air 11 mi-2014, déconnectez d’abord la batterie, puis retirez le SSD. Rebranchez le Magsafe, allumez le Mac et attendez. Dans nos cas cités ci-dessus, le Mac à affiché un point d’interrogation. Cela veut dire qu’il ne trouve pas de disque de démarrage, mais surtout cela veut dire que la carte-mère à l’air de bien fonctionner.

L’étape suivant à été de brancher un disque externe avec un version neuve et vierge de Mac OS, compatible avec nos MacBook Air mi-2014. Et bien là encore, le Mac à démarré sans problème.

Pas besoin de changer de Mac, seulement de trouver un nouveau SSD

La réparation devient d’un coup bien plus simple, et surtout bien moins cher. Il vous suffit de trouver le bon SSD. Ce n’est pas pour autant ultra simple. Apple à des formats de SSD bien spécifiques, trouvables uniquement en occasion et il va falloir bien faire le tri. Ne paniquez pas, on vous aide !

Le MacBook Air mi-2014 utilise un SSD compatible avec les mac portables (MacBook Pro retina et MacBook Air) de 2014 à 2016. On les identifient grâce au nombre de contacts: Ils ont 12 contacts, un espace vide, puis 16 contacts, comme sur la photo ci-dessous.

D’ailleurs, c’est encore le meilleur moyen de chercher ces SSD: « Apple SSD 12+16 » ou « Apple SSD MacBook Pro Retina ».

Tableau comparatif SSD MacBook Air MacBook Pro

En conclusion:

Faites confiance aux petits réparateurs experts (comme nous…)

Eh oui ! Sur ce genre de pannes, le SAV Apple pêche par ses procédures strictes et son incapacité à sortir du cadre. Il suffirait pourtant de laisser un peu d’initiative aux Genius pour qu’ils arrivent aux même conclusions et conseils que nous.

Nous passons beaucoup de temps à rechercher des pannes diverse, mais surtout à partager avec toute une communauté d’autres réparateurs comme nous. C’est ce qui nous donne accès à des informations ou des réparations que même le fabricant n’a pas. Comme un garagiste de quartier, plus à même de bricoler un truc qui fonctionne qu’un concessionnaire, nous sommes l’alternative.

MacBook Pro retina 2012 problème soudure GPU graphique

Les problèmes de carte graphique et les MacBook Pro, une grande histoire d’amour

Les MacBook Pro 15 pouces ont cette particularité d’avoir une puce graphique peu puissante et intégrée au processeur Core i5/i7 d’Intel, et de proposer une seconde puce graphique, dédiée.

Les processeurs Intel et leur puce intégrée sont très fiables. On voit rarement la partie graphique de cette puce faillir. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle cet article se concentre sur les MacBook Pro 15 pouces uniquement. De son coté, la puce graphique ajoutée sur la carte mère à connu de nombreuses failles, toutes différentes les unes des autres selon les générations. Mais ces soucis donnent, en général, des symptômes assez similaires. Tout cela n’est pas, ni pour aider au diagnostic, et encore moins pour aider à la réparation.

Alors comme on est sympas, on vous à concocté un petit guide. Les MacBook Pro et leur soucis de carte graphique, génération par génération. Cela inclus les symptômes, la cause du problèmes et les solutions possibles.

En route !

MacBook Pro 15 pouces mi-2010

Ce problème de GPU ne vient pas du GPU

Les MacBook pro 15 de mi-2010 sont dotés d’une carte mère numéro 820-2850. Ce sont des machines généralement fiables, et solides. Elles sont encore utilisables et utilisée aujourd’hui par de nombreuses personnes en bureautique ou pour de petites tâches quotidiennes. Leur problème graphique est encore trop souvent confondu avec celui des MacBook Pro 2011, mais nous y reviendrons.

Un problème d’alimentation de la puce graphique

Sur ces Mac, le problème vient de l’instabilité de l’alimentation de la puce graphique. Si vous avez suivi notre article sur le rétroéclairage des Macs, vous ne serez pas perdus.

Encore une histoire de condensateurs

La puce graphique à besoin d’une alimentation basse tension, qui varie selon la sollication du GPU. Il est alimenté à 1.35 ou 1.55 V lors de faibles charges, et doit être alimenté à 1.8 V lors de fortes charges. Il existe un circuit chargé de produire ces différentes tensions. Comme pour l’élévation de tension nécessaires au rétroéclairage de l’écran, on à ici un circuit en charge de l’abaissement de tension. Ce circuit fonctionne sur le même principe: une puce de commande, un transistor qui commute sur une inductance et des condensateurs de stabilisation. Je vous laisse réviser le rétroéclairage si vous ne suivez pas tout.

Ce sont les condensateurs qui posent problème, et en particulier le C9560. C’est un condensateur tantale-polymère qui vieilli mal et qui ne devrait pas être utilisé pour ce genre d’applications. La régulation de tension est donc mal faite lorsque la sollicitation du GPU est maximale, celui-ci plante.

Exemple des symptômes (parmi d’autres) d’un GPU défectueux sur MBP 15′ 2011. Source: Macrumors forum

Un condo, et ça repart !

La solution consiste donc à remplacer ce condensateur. Il est conseillé de le remplacer par un condensateur de technologie différente (comme un condensateur aluminium). Il sera plus gros et demandera donc un peu d’adaptation. Mais certains modèles on trois pad, ce qui poser ce composant plus facilement, même s’il est plus gros, sur les pads déjà présent sur la carte mère.

Notre modèle de prédilection ? Le EEF-LX0D331R4.

Et c’est vraiment magique. Une fois ce fameux  condensateur remplacé, la puce graphique du MacBook Pro 15 2010 passe tous les tests de stress GPU sans aucun problème.

MacBook Pro 15 pouces 2011

Le problème graphique le plus connu..

…et aussi celui qui à donné le plus de solutions farfelues (et de déçu qui l’ont tenté).

On va commencer d’entrée: non, passer votre carte mère au four ne solutionne pas le problème. Au mieux, vous avez ajouté un stress thermique à votre puce qui la fera fonctionner quelques semaines de plus.

Ce problème très connu à fait couler beaucoup d’encre, et fait beaucoup de tort à Apple, alors qu’ils n’étaient pas vraiment résponsables. Le GPU secondaire du MacBook Pro 2011 15 pouces était fabriqué par Nvidia (les Geforce GT330M). La défaillance vient bien de la puce elle-même, et pas de la soudure de cette puce. Le remplacement de la puce ne fera qu’allonger à nouveau la durée de vie, sur la base d’une nouvelle puce graphique qui contient le même défaut que l’ancienne.

Nous n’intervenons plus sur ces ordinateurs, et nous ne sommes pas les seuls réparateurs dans ce cas.

Un problème interne au GPU

Le problème vient donc de vias: de minuscules ponts verticaux à l’intérieur de la puce qui permettent la communications entre les différents étages. Ce sont ces vias qui sont défectueux, et qui, avec le temps mais surtout avec les cycles thermique (passage du chaud au froid et inversement, de façon répétitive) fait d’abord craquer puis céder ces ponts.

En passant votre carte au four, vous permettez à ces vias de prendre un peu volume et donc potentiellement de se ressouder partiellement. Mais la cassure est toujours, et réapparaîtra avec le temps et l’usage. Le passage au four n’est donc que l’illusion d’un réparation pérenne.

Il en est de même pour le remplacement, le GPU étant touché par un vice de fabrication, voir de conception, le remplacement ne fait que remplacer une puce défectueuse par une puce qui sera bientôt défectueuse.

MacBook Pro 2011 problème carte graphique GPU

Exemple des symptômes d’un GPU défectueux sur MBP 15 mi-2011. Source: Macrumors forum

Désactiver le GPU, la seule solution fiable

La seule solution fiable que nous proposons est donc de désactiver le GPU secondaire. Cela dire aussi dégrader les performances de votre ordinateur: Vous ne pourrez plus lancer de jeu 3D dans de bonnes conditions, les performances graphiques seront dégradées, la sorti vidéo deviendra inactive et le rétroéclairage de l’écran ne sera plus réglable.

C’est le prix à payer pour retrouver une machine fonctionnelle.

MacBook Pro 15 pouces Retina 2012

La série des GPU défectueux ne s’arrête pas en 2011…

La partie accélération graphique des MacBook Pro 15 pouces Retina 2012 comporte elle aussi un défaut. Celui ci n’a jamais été avoué par Apple, et encore moins pris en garantie étendue.

Les symptômes ici sont parfois divergents, mais le plus souvent, votre Mac affiche un écran noir, soit directement après avoir booté, ou bien en sollicitant la carte graphique. L’écran devient noir mais le MacBook Pro fonctionne toujours. Vous entendez le bruit des touches ou du réglages du son. La seule manière de sortir de ce plantage et de redémarrer la machine d’autres fois le Mac redémarre de lui-même.

Là aussi, ce n’est pas le GPU qui est en cause, mais une histoire de soudures sur de puces d’alimentation du GPU.

La faute à des soudures un peu légères

Cette série de MacBook Pro, les Retina 2012 15 pouces, à connu un défaut de fabrication. Trop peu de pâte à braser à été appliquée pour certains soudures. Résultat, les soudure sont trop fines elle craquèlent ou se défont avec le temps.  Ce sont plsu spécifiquement les soudures de la puce de gestion d’alimentation, encore elle. Notre photo prise au microscope montre bien la légèreté des soudures autour de ce composant.

Peu de réparateurs sont au fait de ce problème alors que la solution n’est pas si compliquée: Il faut reprendre ces soudures à l’étain, avec un fer adapté. Une fois les soudure refaites, plus aucun problème.

MacBook Pro retina 2012 problème soudure GPU graphique

Et ensuite…

Et bien, ensuite, on continue de travailler, avec la communauté de réparateurs de carte mères, à trouver les sources des problèmes et les solutions associées. D’autres problèmes de production sur les Macs sont apparus sur les séries suivantes, pas forcément sur des carte graphique, mais ailleurs (écran, clavier, SSD par exemple). Tous ces problèmes, nous les connaissons, les documentons, nous partageons avec d’autres réparateurs pour tous avancer vers une solution.

Votre MacBook Pro ne charge plus. Quels diagnostics effectuer ?

Les potentielles origines du problème de charge:

Il existe plusieurs origines possibles à un Mac qui ne charge plus. En voici quelques-unes des plus courantes:

  • Problème de prise électrique
  • Problème dans le câble du chargeur
  • Problème matériel dans le chargeur
  • Problème matériel de la carte-mère
  • Surchauffe
MacBook pro chargeur Magsafe connection

Diagnostiquer un Mac qui refuse de charger

Étape 1 : La prise ou le chargeur

Il s’agit de vérifier tout ce qui concerne la prise ou le chargeur.

Vérifiez que la prise que vous utilisez est bien alimenté (ça paraît idiot… et pourtant). La multiprise est-elle bien allumée ? La prise délivre bien du courant ? Essayez avec une lampe ou le chargeur de votre téléphone par exemple. La solution est parfois aussi simple que ça pour un MacBook pro qui ne charge plus.

Observez le câble de votre chargeur. Il y a peut-être un coude ou un section un peu trop torsadée. Le fait de manipuler le câble de chargeur permet-il au Macbook Pro ou Air de charger par intermittence ?

Enfin, observer le connecteur de charge de votre Mac. Les MacBook Pro ou Air de 2008 à 2015 ont un connecteur Magsafe aimanté. Il arrive que des débris métalliques viennent s’y coller, et empêchent le Magsafe de charger votre Mac correctement. Sur les MacBook Pro Thunderbolt, ou leMacBook Air 2017, il s’agit de ports USB-C. Ceux-ci sont plus profonds, et des saletés ou corps étrangers ont pu s’y glisser, soit coté Macbook ou coté chargeur. Vérifier que qu’il sont bien libres et propres. Attention, n’insérer rien de métallique si votre Mac est allumé, ou votre chargeur branché ! Vous pourriez court-circuiter ce port et le rendre inutilisable. (Il faudrait alors faire appel à nous pour ce genre de réparation…).

Votre problème de Macbook Air ou MacBook Pro qui ne charge plus se trouve peut-être là, tout simplement…

Étape 2 : Un problème matériel fait que le MacBook Pro ne charge plus

Les chargeurs Mac sont « intelligents »… en quelque sorte

Le côté matériel du Mac peut également être impliqué. Le Magsafe contient un part d’électronique. C’est elle qui permet à la diode du connecteur de s’allumer vert ou orange selon le niveau de charge. Du côté des MacBook Pro USB-C, il y a également une négociation qui se fait entre le chargeur et le Mac. L’USB-C est en standard à 5 Volts. Une tension suffisante pour charge un téléphone mais bien insuffisante pour charger un Mac. Le chargeur et le Mac négocie alors pour être sûr que le chargeur peut transmettre 20 Volts en toute sécurité. Si cette entente ne se fait pas, le Mac refusera de charger.

Réinitialiser les systèmes de gestion de charge

La première chose à faire, sera, bien-sûr, de tenter de redémarrer votre Mac. Faites-le, idéalement, de façon propre, en cliquant sur le menu Pomme, puis sur Redémarrer.

Si votre MacBook Pro ne charge toujours pas après un redémarrage vous devrez tenter de réinitialiser le SMC (System Management Control). Comme son nom l’indique, le SMC est une puce de gestion de certaines fonctions matérielles du Mac. C’est son rôle de reconnaître le chargeur branché et de lui permettre ou non de charger le batterie. Il est chef d’orchestre de la charge, même si une autre puce est présente pour gérer la batterie. Il gère la mise-en-veille et le réveil, vérifie certains fonctions vitales avant le démarrage gère le niveau de rétroéclairage, parmi d’autres choses encore.

Vous l’avez compris, un plantage du SMC peut mener à un MacBook Pro qui refuse de charger.

Pour réinitialiser le SMC, il faut procéder de la façon suivant, selon que votre Mac possède une batterie amovible (pour les machines les plus anciennes) ou fixe pour les machines plus récentes:

  • Sur un Mac avec batterie non-amovible (de 2009 à nos jours)
    1. Eteignez votre Mac
    2. Pressez les touches Maj + Control (ctrl) + Option (alt) du coté gauche de votre clavier et le bouton Power (coté droit) pendant 10 secondes environ
    3. Relâcher ces touches. Vous devriez voir la lumière de votre chargeur Magsafe passer à l’orange puis revenir au vert.
    4. Appuyez sur le bouton Power de votre Mac pour le rallumer.
  • Sur un Mac avec une puce de sécurité T2 (MacBook Pro ou Air depuis 2018. Mac Mini depuis 2018, Mac Pro 2019 ou iMac Pro)
    1. Eteignez votre Mac
    2. Pressez les touches [Control (ctrl)] + [ Option (alt)] du coté gauche de votre clavier et les touches [Maj ] + [Power] du coté droit, pendant 10 secondes environ
    3. Relâcher ces touches. Vous devriez voir la lumière de votre chargeur Magsafe passer à l’orange puis revenir au vert.
    4. Appuyez sur le bouton Power de votre Mac pour le rallumer.
  • Sur un Mac avec batterie amovible (de 2009 ou avant)
    1. Eteignez votre Mac.
    2. Retirez la batterie.
    3. Pressez le bouton [Power] pendant 7 secondes environ.
    4. Remettez la batterie en place.
    5. Appuyez sur le bouton Power de votre Mac pour le rallumer.

Étape 3 : Le dernier recours

Il est possible que votre batterie ait surchauffé, ou soit trop froide et se mette en sécurité. Débranchez votre Mac et attendez qu’il revienne à température ambiante avant de tenter de le charger.

Si cela ne fonctionne pas non plus, vérifiez que la batterie est bien reconnue par votre Mac. Allez dans le menu Pomme -> A propos de ce Mac -> Rapport Système -> Alimentation. Y-a-t’il bien des informations concernant votre batterie, comme son numéro de série ou son niveau de charge ? Si non, c’est que la batterie n’est pas reconnue par l’ordinateur. Cela peut venir de votre batterie ou de la carte mère. Un MacBook pro ne charge plus tant qu’il n’a pas reconnu la batterie et qu’il communique avec elle.

Il faut alors tenter de brancher une batterie neuve, ou de test, dont vous savez qu’elle fonctionne. Si la nouvelle batterie n’est toujours pas reconnue, vous faites face à un problème de carte mère. Dans ce cas, nous vous conseillons de nous contacter pour intervenir sur ce genre de problème. Nous pourrons vous guider pour remplacer une batterie, ou bien remplacement la puce de charge ou le SMC, ou les capteurs de charge (capteurs de courant) de votre carte mère.

Puce de gestion de batterie et charge sur macbook pro ISL6259 U7100

Ce Macbook Pro Retina, modèle A1398, ne reconnaissait et ne chargeait pas sa batterie, pourtant en bon état.

Modèle: Macbook pro Retina 15 Fin 2013
Numéro de modèle: A1398
Numéro de carte mère: 820-3787
Symptômes: Ne charge pas la batterie. Ne reconnait pas la batterie
Solution: Remplacer ISL6259

S’il ne reconnait pas la batterie, il ne peut pas la charger…

Un constat simple et pourtant. Il faut savoir faire la différence entre un problème de charge, et un problème de reconnaissance de batterie.

Une batterie qui ne charge pas, ou…

Dans le premier cas, la batterie est présent et reconnue. Dans A propos de ce Mac -> Rapport Système, on voit clairement un numéro de série et toutes infos de niveau de charge, de nombres de cycles et d’état de la batterie dans l’onglet Alimentation, pourtant la charge ne fonctionne pas. On branche le magsafe, il passe à l’orange, et le pourcentage de batterie continue de descendre.

C’est un symptôme classique, et que nous connaissons bien. Le problème vient plus probablement d’un capteur de courant, qui donne une mauvais information au SMC (System Management Control) ou à ISL6259, la puce en charge de la gestion de la batterie. Ce ne sont donc, en général, aucune des ces puces qui sont fautives mais plutôt une des résistances autour d’elles.

L’erreur de débutant consisterait à remplacer une puce, plutôt que de concentrer le diagnostic sur les résistances capteurs de courant, ou les résistances qui sont sur le lignes menant aux capteur de courant.

…Une batterie non-reconnue

Si la batterie de votre MacBook Pro n’est pas reconnue, vous verrez que rien ne s’affiche dans l’onglet Alimentation du rapport système. Les informations sur la batterie sont vides. Pas de numéro de série, pas de nombre de cycles, et donc pas de niveau de charge. Ici, il y a un problème de communication avec la batterie.

C’est sur ce point que doit se concentrer le diagnostic: Votre carte-mère n’arrive pas à communiquer avec la batterie, et donc croit qu’elle n’est pas présente.

Puce de gestion de batterie et charge sur macbook pro ISL6259 U7100

ISL6259 avec toutes ces entrées-sorties

Il y a de l’intelligence dans la batterie d’un Mac

Toute batterie d’ordinateur portable contient une part d’intelligence. Il faut gérer la niveau de charge, le nombre de cycles, la température et quelques autres facteurs. Selon le fabricant, l’architecture est différent. Sur Mac, un bus I2C permet à la batterie de transmettre toutes ces infos (ainsi que son numéro de série). C’est seulement une fois que la batterie est reconnue et identifiée que la charge peut commencer.

Et donc, si votre batterie n’est pas reconnue, votre diagnostic doit se concentrer sur ce bus, et c’est que nous avons fait pour notre MacBook Pro A1398.

D’abord, vérifier la connection I2C de la batterie

La première chose à faire, est de vérifier que la connection se fait bien. Il faut vérifier la continuité sur ce fameux bus I2C, entre ISL, responsable de la gestion de la charge, et la batterie elle-même. Il y a également, sur ce bus, comme sur tout bus I2C, des résistances dites de pull-up. Elle permettent de mettre à niveau la tension nécessaire pour une communication initiale. Un élément qui souhaite communiquer sur le bus, viendra court-circuiter la ligne (la « tirer vers le bas »= pull-down).

Dans notre cas, les deux lignes SDL et SDA du bus I2C communiquaient bien. Toutes les résistances avaient la bonne valeur.

Si ce n’est toi, c’est donc l’autre…

Ce n’est pas la batterie, ce n’est pas le bus I2C ni les résistances sur ce circuit, il ne reste qu’une option ISL…

Mais qui est tu, ISL6259 ?

ISL6259 est la puce, en charge de la gestion de charge et de batterie. C’est donc à elle qu’incombe le lourde de tâche de reconnaître la batterie, gérer sa charge, donner l’ordre de basculer du chargeur vers la batterie, ou inversement. Elle répond aux ordres de la machine, qui sait quand un Magsafe est branché (d’ailleurs même, quelle est la puissance du Magsafe branché), quand l’ordinateur s’allume, quand il est en veille, etc…

Si votre Mac ne charge pas, et que vous avez épuisé toutes les autres solutions, il y a de grandes chances qu’ISL soit votre fautif.

On ne trouve pas cette puce chez les revendeurs habituels, mais elle est assez courante ailleurs sur eBay ou Aliexpress, et donc les puces vendues sont de relativement bonne qualité.

MacBook Pro Retina 15 réparé

En changeant ISL, on a retrouvé une batterie reconnue sur notre 820-3787. On en a profité pour laisser la batterie charger (pour qu’elle ne reste pas trop longtemps vide).

Un autre problème est, par contre, venu s’inviter à la fête… Le précédent réparateur de ce Mac, qui à probablement échoué sur ce problème de charge, avait endommagé la nappe de trackpad.

Le clavier marchait en arrivant, mais notre démontage à été celui de trop. Cette nappe de trackpad partiellement endommagée à crée un problème de clavier… Mais tout cela fera l’objet d’un autre post.

Dommage liquide MacBook Pro

Les dommages causés par un liquide versé sur un Mac peuvent rapidement être graves, même lorsque la quantité de liquide est minime. Nous vous conseillons de lire cet article en entier et posément avant toute action. Procéder de façon calme et méthodique est essentiel dans les premières heures.
Méfiez-vous des conseils vous disant de simplement le laisser sécher, ou le mettre dans du riz. Cette technique est suffisante pour retirer le reste de l’humidité, mais la corrosion pourrait poursuivre son office, et les symptômes se manifesteraient alors plus tard…

Les meilleurs conseils restent d’ouvrir son Mac, de débrancher la batterie le plus vite possible. D’extraire la carte mère et la ou les carte filles, et de nettoyer le tout à l’alcool IPA (Isopropylique).

Ce tutoriel vous explique dans le détail comment procéder, et comment aller plus loin, si vous êtes un peu plus bricoleur-électronique que la moyenne.

Nous vous conseillons de lire cet article en entier et posément avant toute action.

On présume que si vous êtes en train de lire ce tutoriel, c’est parce que le mal est fait. Vous avez renversé du liquide sur votre Mac. Vous avez peut-être déjà fait un aller-retour à l’Apple-Store pour vous voir proposez un devis de remplacement de carte-mère (et de batterie, en bonus), sans plus d’inspection de votre machine… Vous en êtes ressorti déçu ou énervé, et cherchez donc une option un peu moins cher, un peu plus écologique, ou un peu moins « bazooka pour tuer une mouche ».

Même si, par la suite, votre Mac à le temps de sécher, l’oxydation créée ne s’arrête pas pour autant.

La corrosion en électronique: Un peu de théorie pour concrétiser (ou dissiper) vos craintes

Une fois que le liquide s’introduit dans votre Mac, il y a des grandes chances qu’il soit projeté par le ventilateur en mouvement. De fines gouttelettes seront donc disséminées sur la carte mère de votre Mac. Souvent, nous observons que les zones oxydées sont en fait assez minimes : quelques composants par-ci, une petite zone par-là. Ces quelques gouttelettes seront suffisantes pour créer des dégâts importants. Même si, par la suite, votre Mac a le temps de sécher, l’oxydation créée ne s’arrête pas pour autant. Elle va s’étendre, et les métaux de soudure, ou le cuivre, vont s’altérer ou migrer. Des connexions vont se casser, du fait de l’oxydation du métal, quand d’autres pourraient se faire, du fait de la migration de métaux. Ces altérations sont accélérées par le courant électrique, et donc l’utilisation de votre Mac. Ce qui fait qu’un MacBook Pro peut cesser de marcher quelques jours, ou semaines après votre tasse de thé renversée.

Exemple des MacBook Pro Touchbar

Si l’une de ces puces devient défaillante, à cause d’un dommage liquide (et cela arrive souvent… croyez-nous), aucun des ports USB-C ne fonctionne.

Les MacBook Pro TouchBar possèdent 4 ports USB-C, qui permettent tous de charger votre Mac. Chaque port est géré par une puce de contrôle Thunderbolt/USB-C. Si l’une de ces puces devient défaillante, à cause d’un dommage liquide (et cela arrive souvent… croyez-nous), aucun des ports USB-C ne fonctionne. Ces puces « discutent » ensemble et doivent toutes fonctionner pour gérer la charge de votre Mac.

Un seul port USB-C défaillant, et votre MacBook Pro Touchbar ne s’allumera plus dès que la batterie sera vide.

Alors que faire ?

C’est un exemple parmi d’autres : les ports USB-C pour les MacBook Pro Touchbar, le rétroéclairage pour les MacBook Pro Retina… Chaque Mac a sa fragilité quant au dommages liquides.

Dans l’idéal donc, vous l’aurez compris, il faut pouvoir débrancher votre Mac, et ne plus l’utiliser jusqu’à pouvoir le nettoyer en profondeur, suivant le guide qu’on vous à concocté ci-dessous.

Thé, café, bière ? Avec ou sans sucre ? Ne riez pas, c’est important !

Hé oui, une tasse de thé sans sucre n’engendre pas les même dégâts qu’un verre de vin. Ce que contient le liquide permettra également de déterminer le risque. Paradoxalement, un alcool fort, peu sucré et volatile, créera moins de dégâts qu’une bière ou du vin, liquides sucrés contenants des acides et à même d’attaquer une soudure ou un composant de façon efficace.

De plus, le rinçage sera plus rapide si votre Mac n’a vu passer que de l’eau. Un liquide sucré, collant, ou pire corrosif rendra le nettoyage et le rinçage de la carte plus long et compliqué.

Etape 1: L’urgence ou déconnecter son Mac, et sa batterie

Extinction en restant longtemps appuyé sur le bouton « Power » du Mac. C’est l’urgence qui prime !

Idéalement, dès qu’un liquide entre en contact avec votre Mac, il faut absolument l’éteindre. Pas le temps de faire des sauvegarde ou de laisser Dropbox terminer l’upload. Extinction en restant longtemps appuyé sur le bouton « Power » du Mac. C’est l’urgence qui prime !

On débranche, bien sûr le chargeur. Et on retourne son Mac de façon ce que la maximum de liquide puisse en ressortir et évite d’atteindre la carte mère qui est sous le clavier.

L’étape suivante nécessite déjà des outils. Il faut pouvoir débrancher la batterie de votre Mac. On vous liste, ci dessous :

Déconnecter la batterie d’un MacBook Pro Unibody (2010 à 2012):

Sur le MacBook Pro Unibody, il faut vous munir d’un tournevis cruciforme de petite taille (PH00)… et c’est tout. On regrette cette époque, où tout était plus simple et accessible.

  1. On retire toutes les vis du capot arrière du Mac et on retire le capot.
  2. On déconnecte la batterie en soulevant vers le haut avec les ongles ou avec une spatule en plastique (pas de tournevis ou de métal, pour éviter les faux contacts !).

C’est assez simple, et très similaire sur tout les MacBook Pro Unibody, sauf les plus anciens 15 pouces, ou le connecteur de batterie se trouve en-dessous de celle-ci.

Déconnecter la batterie d’un MacBook Pro Retina (2012 à 2015):

Sur le MacBook Pro Retina, les vis sont cette fois-ci des pentalobes. Il vous faudra donc un tournevis pentalobe dit P5. Cela se trouve normalement, dans des kit de démontage pour smartphone en grande surface de bricolage.

Même étapes ici :

  1. On retire toutes les vis du capot arrière du Mac, et on retire le capot.
  2. On déconnecte la batterie en soulevant vers le haut avec les ongles ou avec une spatule en plastique (pas de tournevis ou de métal, pour éviter les faux contacts !).

Déconnecter la batterie d’un MacBook Pro Touchbar (2016 à 2019):

Sur les MacBook Pro Touchbar, la méthode est cette fois bien plus complexe. On vous la détaille ici. Si c’est une première pour vous, cela ne sera pas évident. Il vous faudra un tournevis pentalobe P5, et un tournevis Torx T5, ainsi qu’une ventouse, et un mediator de guitare. Ces outils se trouvent dans les kits outils spécial Smartphone des grandes surface bricolage, ou sur des sites spécialisés. Vous y trouverez également un pince-brucelle et une spatule noir, qui sont optionnelles, mais d’une grande aide.

Petit conseil : il faut vraiment entendre les différents clips sauter, en utilisant la ventouse et le mediator de guitare.

  1. On dévisse le capot arrière du Mac.
  2. On déclipse tout le tour en utilisant une ventouse et un médiator de guitare. On entend clairement les clips se défaire.
  3. On fait glisser le capot vers l’avant du Mac de 2-3 cm avant de le soulever.
  4. On déconnecte le connecteur d’information de la batterie, qui se trouve sous l’autocollant. Il faut soulever la petit partie plastique avant de tirer sur le flexible
  5. On dévisse la vis Torx à tête large, et on soulève le clip métallique souple qu’elle maintenait en place… ouf, on y est.

Déconnecter la batterie d’un MacBook Pro Air 11″ ou 13″ :

On retrouve, pour les MacBook Air, la simplicité de MacBook Pro Retina. En se munissant d’un tournevis Pentalobe P5, spécial smartphone, on déconnecte rapidement la batterie.

  1. On retire toutes les vis du capot et on le soulève par l’arrière du Mac, pour le déposer.
  2. On soulève le connecteur de batterie, avec une spatule plastique

Étape 2 : Nettoyer la carte mère (ou emmener votre Mac chez un pro)

L’étape 2 est plus délicate. Si vous êtes un habitué du démontage électronique, vous devriez vous en sortir.

Et petit conseil, prenez des photos des zones oxydées avant le nettoyage.

On vous conseille les tutoriels d’iFixit.com d’où viennent les images de tutoriels ci-dessus. Vous y trouverez toutes les étapes pour retire la carte mère de votre Mac.

Il faut, ensuite, vous munir d’alcool IPA à 90° minimum, et nettoyer votre carte mère avec une brosse à dents, et cet alcool. Restez sur les zones oxydées, nul besoin de nettoyer ce qui est propre… Laissez bien sécher votre carte-mère. Vous pouvez la mettre au four, sans dépasser les 120°C pendant 2h, pour la faire sécher en profondeur et plus rapidement.

Et petit conseil, prenez des photos des zones oxydées avant le nettoyage. Elles seront très utiles à un professionnel, si jamais il fallait remplacer des composants.

Si votre Mac ne fonctionne pas après ça, c’est que des composants ont été touchés. On fera un prochain article sur l’utilisation du bac à ultrason, du microscope et d’un équipement de soudure pou réparer une carte mère.

Si vous ne vous sentez pas d’aller plus loin que la déconnexion de la batterie, contactez-nous.

On sait faire, et on le fait très souvent !

Préambule :

Cet article porte sur des explications simples de fonctionnement d’un rétro-éclairage sur un écran. S’en suivent des détails bien plus techniques, pour utilisateurs avertis. Si votre objectif est uniquement de comprendre ce que votre réparateur préféré baragouine, arrêtez vous au premier chapitre (avant la migraine). Si vous êtes du genre technique et motivé, allez jusqu’au bout, et n’hésitez pas a poser des questions à la fin ! Ca nous aidera à améliorer l’article.

Commençons par le commencement. C’est quoi le rétro-éclairage ?

Votre écran d’ordinateur n’est pas fait d’une seule couche, qui vous affiche des informations, mais de deux : Une couche qui affiche effectivement les informations, icônes et images. C’est ce qu’on appelle communément la dalle LCD. Une autre couche qui sert à éclairer l’écran, le rétro-éclairage ou backlight, dans la langue de Shakespeare.

Principe de base du rétro-éclairage d’un écran

Le principe est simple, la première couche ne produit pas de lumière, elle ne fait qu’afficher ou masquer des points de couleur variable, et partiellement transparents (les fameux pixels) qui correspondent à l’information à afficher. Derrière se trouve un diffuseur, et des bandes de LED. Les bandes de LED sont en général disposées sur le côté de l’écran, et créent une faisceau de lumière à l’intérieur du diffuseur. Le diffuseur est une fine couche de matière plastique transparente, faite pour diffuser la lumière sur toute la surface de l’écran.

Le résultat est que la lumière crée par les LED, assez concentrée au départ, est diffusée de façon uniforme sur tout l’écran, puis passe au travers de la dalle LCD ou se trouve les pixels, pour afficher clairement une information qui sinon serait à peine perceptible. Les pixels de votre écran sont donc éclairés par l’arrière, par ce second système, pour que vous puissiez les distinguer : Eclairé par l’arrière = rétro-éclairage = Backlight.

Bande de LED du rétro-éclairage d'un iPod. (Wikipedia)

Bande de LED du rétro-éclairage d’un iPod. (Wikipedia)

Le rétro-éclairage est un classique des pannes de MacBook Pro, et de nombreux autres ordinateurs portables. Si le circuit en charge de l’alimentation des LED est défaillant, votre ordinateur et votre affichage fonctionnera, mais vous distinguerez à peine les informations.

Et sur un Mac, le backlight marche comment ?

Sur le Mac d’avant 2016, le logo pomme sur le dos de l’écran est transparent lui aussi. Il n’est éclairé quand l’écran s’allume. Cette pomme blanche est en fait éclairé par le même système de rétro-éclairage. Par conséquent, quand votre rétro-éclairage est défaillant, vous devriez pouvoir distinguer votre écran en mettant une lampe de poche (ou le flash de votre portable) derrière l’écran, pile au niveau du logo Pomme…

C’est encore le moyen le plus simple de diagnostiquer une rétro-éclairage défaillant, et c’est celui que nous utilisons !

Alimenter les LED du rétro-éclairage, c’est tout un programme

Place maintenant à un peu de technique. Une LED doit être alimenté pour briller. Logique. Elle est alimentée en tension, et on retrouve souvent des tensions de quelques volts à ses bornes : 2 à 5 Volts en général, pour chaque LED.

Nous venons de voir que le rétro-éclairage fonctionnait à partir d’une série de LED (une bande, parfois deux, une de chaque côté, sur les plus grands écrans d’ordinateur, voir une matrice de LED sur les écran de télévision) qui était ensuite diffusée au travers d’une feuille qui fonctionnait comme un prisme.

Chacune de ces LED étant montée en série, si nous en avons 10 sur la bande de LED qui éclaire notre écran, il nous faudrait entre 20 et 50V pour les alimenter (10 x 2 à 5 Volts = 20 à 50 Volts). Or, comme vous le savez, la tension de la batterie de votre ordinateur ne dépasse pas 12V.

Pour arriver à cette tension élevée, on utilise un circuit électronique, appelé DC-DC Boost. DC-DC car il converti du courant continu (Direct Current en anglais, le DC de AC/DC…) vers du courant continu, et Boost, parce qu’il permet d’augmenter la tension de sortie, de la booster. Et il n’y a rien de magique là-dedans, on ne crée pas d’énergie de nulle part. Pour citer Lavoisier : « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». C’est le cas ici. Une tension faible peut se convertir en tension plus forte, mais le courant de sortie sera réduit. La puissance d’entrée sera équivalente à la puissance de sortie, moins les pertes de conversion. La puissance étant égale à la tension multipliée par le courant, si on augmente la tension en réduisant le courant, on booste la tension, avec la même puissance (les puristes excuserons les raccourcis honteux de cette dernière phrase).

Créer 50V depuis une batterie 12V

Les allergiques à la technique sont excusés à partir d’ici !

On alimente une inductance, (une bobine de fil). Pour faire simple, le rôle de cette bobine est de stocker des électrons dans ses enroulements de fil quand on la débranche de la sortie, électrons qui vont ensuite être renvoyés vers cette même sortie quand on va la reconnecter. A cette sortie, il y a nos LED, vous l’aurez compris. Le fait de débrancher puis rebrancher, permet justement de faire monter cette tension de sortie.

On alimente donc une bobine avec 12V. En sortie de celle-ci, on place un transistor MOSFET qui servira d’interrupteur commandé. Lorsque cet interrupteur est ouvert, les électrons sont stockés dans la bobine, et quand on le ferme, ces électrons s’échappent vers la sortie (les LED, dans notre cas). La tension d’entrée stable à 12V, devient une tension sous forme de pics à 60V en sortie. Il nous suffit de filtrer ces pics avec des condensateurs (qui stockent les électrons pour lisser la sortie). On obtient une tension de sortie plus élevée que l’entrée.

LP8550 driver led rétro-éclairage MacBook Pro Datasheet

Extrait de la datasheet du LP8550, le driver LED qui équipe le backlight de MacBook Pro 2010 à 2012.

Dans les faits, la fréquence de commutation du transistor permet de faire varier la hauteur de nos pics de tension (Une ouverture plus longue donne un pic plus haut, jusqu’à une certaine limite) et donc de faire varier la tension de sortie lissée.

En d’autres termes, quand vous augmenter la luminosité de votre écran avec la touche , vous réduisez la fréquence de commutation (temps entre ouverture et fermeture) du transistor du DC-DC Boost. C’est l’inverse pour réduire la luminosité : le temps ouverture-fermeture est plus court -> donc les électrons stockés sont moins nombreux ->le pic de tensions à la fermeture est plus petit -> la tension d’alimentation des LED est plus faible -> votre écran brille moins…

Driver LED, inductance, MOSFET, fusible…ça en fait du monde

Toute cette gymnastique est créée et géré par une seule puce, appelée Driver LED. La bobine est extérieure à cette puce, elle est bien trop grosse. Par contre, le MOSFET est parfois intégré au Driver LED, sur les MacBook Pro/Air avant le Retina, et extérieur au Driver LED sur les MacBook Pro/Air plus récents.

Des capteurs de courants sont également présents (sous la forme de résistance de shunt). S’ils sont défaillants, ils donnent une mauvaise information au driver LED. Vu les hautes-tensions en jeu, il y a également un fusible en aval, qui vient protéger le tout.

Ce petit listing doit commencer à vous donner des pistes de pannes possibles (ou vous laisser dubitatif) :

  • Si les résistances en jeu dans la mesure de courant son défaillantes, le Driver LED ne saura pas réguler la sortie correctement. Et votre backlight ne fonctionnera pas.
  • Si le fusible à grillé, à cause d’un dommage liquide par exemple, c’est tout le rétro-éclairage qui n’est plus alimenté.
  • Si le MOSFET est constamment ouvert, ou fermé, c’est pareil, plus rien ne fonctionne.
  • Enfin, si on ne dit pas au Driver LED de s’allumer, il n’éclaire pas l’écran… une simple piste coupée ou un condensateur en court-circuit peuvent en être responsables !

Analyse du backlight d’un MacBook Pro fin 2013

Les composants de gestion du rétro-éclairage des MacBook Pro et MacBook Air sont tous situés à côté du Driver LED. Soit du même côté de la carte-mère, soit de l’autre côté pour la bobine. Ils ne sont pas forcément proches du connecteur de l’écran.

On distingue bien sur le schéma en illustration, le Driver LED nommé U7700. Un LP8548 fabriqué par International Rectifier, et totalement indisponible chez les distributeurs officiels: Apple est passé par là. Autour, sont placés tous les composants dont on a parlé plus haut:

  • La résistance/capteur de courant R7700
  • le fusible F7700 (32V-3A)
  • un MOSFET pour alimenter ou couper le backlight – noté Q7700
  • l’Inductance L7710
  • Le MOSFET du DC-DC Boost Q7701
  • Une diode qui fait également partie de notre DC-DC Boost  – notée D7710

Les choses se passent comme suit:

  1. 12V arrivent de la batterie ou du chargeur (ligne d’alimentation globale de l’ordinateur PPBUS_G3H) et passe d’abord par le fusible.
  2. Ensuite le capteur de courant R7700 donne l’information de la puissance consommée au Driver LED U7700
  3. Q7700 est uniquement là pour couper le rétro-éclairage: Si l’ordinateur se met en veille par exemple.
  4. Tout ce courant passe ensuite par le montage composé de l’inductance, le MOSFET et la Diode. C’est le DC-DC Boost. Le tout est piloté par le Driver LED (qui régule le tout en fonction des informations du capteur de courant)
  5. La tension de sortie est ensuite filtré par une série de condensateur, qu’on ne voit pas sur ce schéma
  6. Le tout va directement au connecteur de l’écran (qu’on ne voit pas non plus dans l’image).

C’est finalement, pas si compliqué.

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Schéma carte-mère MacBook Pro rétroéclairage réparation
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Les 12 Volts arrivent de la batterie ou du chargeur, et passent par le fusible F7700.

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Le courant passe ensuite par la résistance R7700, qui sert de capteur de courant pour le Driver LED.

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Q7700 (un Transistor MOSFET) est là pour couper le rétro-éclairage. L’ordre lui est donné par le Driver LED.

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Le courant passe par l’inductance, situé de l’autre côté de la carte-mère. C’est ici que le DC-DC Boost commence sont travail.

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Le courant revient vers le MOSFET Q7701 et la diode D7710. Cet ensemble inductance/MOSFET/Diode compose le DC-DC Boost

Depuis le MacBook Pro 2009, jusqu’au plus récents MacBook Pro Touchbar, le circuit de backlight n’a subit que de légères retouches et modifications. Si vous avez compris ce qui se trame ici, vous pourriez être capable de diagnostiquer le rétro-éclairage de n’importe quel MacBook Pro ou MacBook Air.

Le Driver LED a évolué avec la machine et sa gestion d’énergie. Quelques composants ont été replacés plus proche, d’autres plus loin, mais globalement, l’idée est la même.

Conclusion

Si vous êtes arrivé jusqu’ici, que vous avez tout compris, et que vous voulez tester ça en vrai, n’hésitez pas à nous envoyer un CV !!!

Si vous n’avez pas tout compris, c’est parce que nous ne pouvons (trop) en mettre dans un seul article. On envisage de peut-être faire quelque chose de plus détaillé, et en 2 parties, pour l’avenir. Mais si vous comprenez le principe, vous en savez déjà beaucoup sur les Mac, les écrans, et le fonctionnement de leur rétroéclairage.

N’oubliez que notre boulot c’est de réparer ces machines. Alors si cet article vous à convaincu de nous confier votre Mac, c’est par ici:

Carte mère MacBook Pro connecteur de charge

Cette question est probablement celle que l’on nous pose le plus ? « La carte mère de mon MacBook Pro et HS. Est-ce possible de la faire réparer? ».

C’est, en fait, notre spécialité. La majorité de nos clients sont allés voir l’Apple Store, ou un réparateur local, agréé ou non. Parfois même les deux, ou les trois. Ils ont tous obtenu la même réponse: « la carte mère de votre MacBook est HS, et il faut la changer ».

J’ai récemment vu quelqu’un qui vendait sur leboncoin.fr un Macbook Pro 15 pouces Retina pour pièces. Il incluait parmi les photos, celles des deux devis qu’il avait fait faire. L’un était disait « Remplacement carte mère MacBook Pro : 1100€ » et l’autre mentionnait aussi une réparation de carte mère HS Macbook pro pour 1700€. Forcément, Si l’on ajoute le pris d’une carte neuve au coût de la main d’oeuvre, le prix s’en ressent. Une réparation de cette carte mère chez nous coûterai 350€ à 400€ tout au plus.

Certains pensent même qu’Apple pousse à la consommation en établissant un devis avec changement de « carte logique », dès qu’il y a des traces d’humidité sur les capteurs, alors même que le problème est tout autre.

Dans 95% des cas, une carte mère de MacBook Pro peut se réparer

Alors, on va faire simple : dans 95% des cas, une carte mère peut se réparer, qu’il s’agisse de MacBook Pro, MacBook Air ou iMac.

Comment s’y prend-on ? On va tout vous dire.

Si l’origine vient de dégâts liquides, nous suivrons toutes les traces d’oxydation, comme Columbo qui s’arrête sur chaque détail d’une scène de crime. Le problème trouvera forcément son origine dans ces traces. Certains réparateurs vous proposent une désoxydation, et passent la carte au bac à ultrason, sans plus d’analyse préalable. Une désoxydation de la carte ne remplace pas les composants défectueux. Pire, elle efface toutes les traces utile à un bon réparateur.

Nous avons des schémas des cartes mères de tous les modèles MacBook Pro et MacBook Air, et chemin faisant, en suivant les indices, on arrive à retrouver les composants défectueux pour les changer. C’est exactement ce qu’on a fait sur la carte mère de ce MacBook Pro 2011, 15 pouces.

Si c’est un « suicide spontané », on va commencer, là aussi par rechercher des traces ou indices. L’exemple le plus frappant était le condensateur sur la carte mère de ce MacBook Air 2015. Sur cette carte, on voyait clairement des traces d’éclatement du composant (un condensateur). Il a fallu le changer, lui, et un fusible, pour relancer la machine.

Condensateur défectueux sur carte mère HS Macbook Air

Les traces laissées par un condensateur défectueux sur une carte mère de Mac.

Si on ne trouve aucune trace de dégâts, on reprend les bases. Quels sont les signaux présents, et ceux qui manquent. Nous savons très bien quels signaux apparaissent les uns après les autres. C’est en suivant ces signaux, leur présence ou leur absence, qu’on trouve le coupable.

Pour tout cela, on utilise les schémas donc, mais aussi une loupe binoculaire, un multimètre et quelques autres outils détaillés dans un autre de nos posts de blog.

Parfois, une carte mère de MacBook Pro est irréparable

On ne va pas vous mentir. Il arrive qu’une carte mère de MacBook Pro ne soit pas réparable. Il y a deux cas

Le cas où le CPU (micro-processeur) est touché

Nous sommes incapables de le changer. Ce n’est pas parce qu’on ne sait pas faire, mais plutôt parce qu’il n’existe pas de fournisseurs fiables… Si nous allons voir Intel, ils nous riront au nez. Et aucun revendeur ne voudra vendre les quelques dizaines ou centaines de CPU que nous achèterions chaque année, ce genre de quantités est ridicule pour eux (on a essayé…). Quant à Aliexpress, on y trouve tous les composants courants, mais très peu de CPU. Sur cette plateforme, le même fournisseur peut fournir des éléments de qualité très aléatoire : de parfait à nullissime, du jour au lendemain. On ne peut pas se permettre cette inconstance.

Le cas où les puces mémoires sont touchées

Ces puces sont également difficiles à trouver, mais ce n’est pas le problème principal. Elles sont surtout très coûteuses, ce qui fait que la réparation n’est pas impossible, mais pas rentable pour vous. L’addition coût des composants, plus main d’oeuvre ne vaut pas le coup.

Comment trouver de (bons) réparateurs de carte mère

Les réparateurs comme nous sont nombreux outre-Atlantique, et encore plus nombreux en Asie, bien moins présents en Europe. Nous en voyons malgré tout de plus en plus, une vraie tendance est train de se forger. Cela va de pair avec une volonté de réparer et faire durer, plutôt que remplacer.

Un bon réparateur de carte mère de MacBook Pro communique sur ses réparations. Il met en avant ses compétences, car elles sont rares. N’hésitez pas à demander, ou bien chercher des photos des travaux de votre réparateur. Il doit pouvoir vous montrer son atelier. Certains sous-traitent ce travail à un prestataire. Essayez d’en savoir plus sur le parcours de votre carte et la réputation de la personne qui sera en charge de celle-ci.

Si vous êtes à Lyon, nous sommes là, bien sûr (Lyon 9, pour être exact). Sinon, vous pouvez nous envoyer votre Macbook Pro. On s’occupera de sa carte mère dans les règles de l’art.

On s’est posé beaucoup de questions pour notre nom, pour trouver quelque chose qui nous représente vraiment. Certes, le plus simple est de décrire l’activité : Mac’Répar Lyon, par exemple. Beaucoup de réparateurs font ce choix (qui a le gros avantage d’aider au référencement…).

Mais on ne se sentait pas à l’aise avec cette idée. Chez 6337, on est plus des techniciens que des vendeurs, et on voulait que ça se reflète dans notre nom. Du coup, pas de « réparation », « clinique », ou « électronique » pour nous. Aussi, on ne voulait pas que notre concept s’arrête à la réparation de Mac. C’est le début, et le bout par lequel on attaque la réparation électronique. Notre rêve (inavouable) serait de pouvoir tour réparer, et surtout ce qui ne se répare pas déjà : « Réparer l’irréparable » ? C’est exactement notre ambition (mais c’est un peu trop long pour un nom).

6337, ça nous a plu tout de suite. Pour la symbolique, pour le clin d’oeil technique !

63 + 37 = 100

Vous ne l’avez peut-être pas remarqué, mais tout le sens du nom se cache derrière cette addition. 63 + 37 = 100. 63 et 37 sont deux pourcentages : les pourcentages d’étain (Sn) et de plomb (Pb) utilisés dans la majorité des soudures de réparation. Aujourd’hui, dans l’industrie, on n’utilise plus de plomb bien sûr (la norme RoHS est passée par là). Mais en atelier, on n’a pas le choix.

Alors pourquoi ce mélange exact de Sn63Pb37 ? C’est tout simplement le point eutectique de l’alliage étain-plomb. « Le point quoi ?!? ». Oui, je l’ai entendu, vous l’avez pensé très fort. Le point eutectique est un point de fusion bien spécifique d’un alliage. C’est le point ou cet alliage passe du liquide, au solide (ou l’inverse) à la température la plus basse. Ce point est défini par une température, ici 183°C, une composition d’alliage précise, le fameux mélange d’étain à 63% et plomb à 37%. Toute autre composition aura une température de fusion supérieur aux 183°C de ce mélange spécifique.

Et 183°C, c’est très bien comme température : c’est une température que n’atteindra jamais un composant électronique. Mais c’est aussi une température qui ne détruira pas ce composant. Idéal pour souder sans tout casser donc.

La petite illustration ci-dessous montre un diagramme eutectique. Elle demande une rapide explication pour bien la lire. Il s’agit mélange Sn/Pb (étain-plomb, donc).

En abscisse (l’axe horizontal), se trouve le taux de chaque composé: étain (Sn) et Plomb (Pb). En ordonné (l’axe vertical) se trouvent les températures. Et entre les deux, on note les états (solide ou liquide), de l’alliage. Cela permet de connaître, pour chaque mélange, sa température de fusion et sa composition de liquide ou de solide. 183°C et 63/37, c’est ce point précis, idéal pour cet alliage. Tout simple, non ?

Voilà. Vous savez tout sur notre nom, et se qui se cache derrière. C’est un nom technique, précis, et qui définit la situation et la solution de soudure idéale. On se retrouve pas mal dans tout ça !

Modèle : Macbook pro 15 Mi-2012
Numéro de modèle : A1286
Numéro de carte mère : 820-3330-B
Symptômes : Dommage liquide : Tisane renversée
Solution : Remplacer R7051, R7052 et C7050

Un MacBook Pro de 2012 ? C’est assez ancien, et n’importe qui laisserait tomber. Pourtant c’est encore une très bonne machine, même en 2019. Elle est modulaire (ports USB, FireWire ou encore RJ 45) et upgradable (RAM et HDD accessibles).

Son processeur n’a pas vraiment à rougir face à des MacBook Pro récents, et avec une puce graphique dédiée, il s’en sort encore bien. Il suffit de gonfler la RAM et de l’équiper d’un SSD.

C’est donc tout naturellement que notre client du jour souhaite faire réparer ce MacBook Pro pour le garder.

Ce MacBook Pro 2012, avec écran 15 pouces, est un modèle avec écran classique (non Retina). Il ne fait pas non plus partie de ceux qui ont des problèmes récurrents de carte graphique. Une réparation sur cette machine vaut donc carrément le coup : elle peut encore durer et rendre de nombreux services.

Dommage liquide sur carte mère de MacBook Pro

Ce Macbook Pro a subi un dégât liquide. Un peu de tisane à été renversée sur la table et est entrée par la partie aération. Le propriétaire a eu le bon réflexe : l’éteindre et le faire sécher au mieux. Il a pu le rallumer par la suite, faire un back-up de ses données. Mais au bout de quelques jours, l’oxydation faisant son effet, l’ordinateur a commencé à mal fonctionner. D’abord il ne s’allumait plus que sur batterie, puis finalement, il ne s’allumait plus du tout…

Un autre réparateur a eu accès à la machine, et n’a heureusement rien tenté sur la carte-mère de ce MacBook Pro. Il l’a déclarée irréparable. Cela tombe bien, c’est exactement ce que nous réparons, à 6337 !

Le diagnostic n’est jamais simple

C’est avec ces informations que nous attaquons notre diagnostic. Quand l’ordinateur arrive, il est déjà ouvert. Les vis sont fournies à coté, dans un sachet.

Rien ne paraît choquant, au premier abord. Mais il y a bien une petite zone oxydée sur la carte et nous découvrirons 2 ou 3 autres zones très légèrement oxydées également.

Il est possible que le peu de liquide entré ait été projeté par le ventilateur. Ce seraient ces quelques gouttes qui auraient oxydé la carte.

La zone touchée est autour d’ISL6259. C’est une puce assez connue car elle gère un bonne partie de l’énergie et de la charge du MacBook Pro. Elle est souvent en faute lorsque des problèmes de chargeur, de charge de batterie, d’extinction inopinée, etc… surviennent.

La technique :  explication du circuit de charge d’un MacBook Pro

Notre problème se situe en plein dans le circuit d’alimentation et de charge de la carte mère de notre MacBook Pro.

Schéma-bloc de la partie alimentation et charge. Extrait du schéma d’une carte mère de Macbook Pro.

Principe de fonctionnement :

  • En haut à gauche arrive le chargeur (AC Adapter).
  • En bas à gauche se trouve la batterie (PPVBAT_G3H_CONN).
  • Le MOSFET Q7055 est piloté par CHGR_BGATE, qui vient d’ISL6259. Il décide d’ouvrir la vanne d’énergie pour alimenter la carte-mère depuis la batterie.
  • Chargeur et batterie passent par des capteurs de courant. Le courant est mesuré en le faisant passer au travers d’une résistance très faible (R7020 et R7050) qui donne à ses bornes une tension proportionnelle ou courant qui la traverse. (U=RI, souvenirs du cours de physique…)
  • ISL6259 récupère les informations de quantité de courant arrivant du chargeur et de la batterie (grâce à ces résistances-capteurs de courant), et gère ces flux en fonction de la présence ou non d’un chargeur (en utilisant des MOSFET), et du niveau de charge de la batterie. Il est également en dialogue avec le SMC, qui lui dit quand votre MacBook Pro doit s’allumer ou s’éteindre.
  • On retrouve bien sûr des fusibles à différents niveaux (F6905 et F7040), qui doivent se suicider en cas de court-circuit.

ISL6259 et capteurs de courant :

Si la zone autour d’ISL6259 est touchée, il est possible qu’un des capteurs de courant, ou qu’un des composants de ces lignes soit touché. Il devient alors impossible à votre MacBook Pro de savoir la quantité d’énergie fournie soit par le chargeur, soit par la batterie. Par sécurité, votre ordinateur ne s’allumera pas. Il se peut aussi qu’il se fourvoie (à cause de ces dégâts liquides) sur ces quantités, et choisisse de ne pas charger ou ne pas utiliser la batterie alors que c’est nécessaire.

Schéma détaillé de la zone touchée de la carte mère de Macbook Pro. En jaune, les composants changés.

Ça, c’est pour la théorie, et pour les grandes lignes.

Dans le détail, il y a bien d’autre composants qui permettent à ISL6259 de capter et comprendre ces courants et tensions d’entrée et de sortie.

L’analyse : Oxydation du circuit de charge

Notre MacBook Pro 2012 est oxydé autour des résistances R7051 et R7052. On le voit très bien sur les images du microscope. On peut les comparer avec le schéma de PCB de la carte mère. La zone entourée en rouge correspond à ISL6259, au deux résistances sur les lignes de mesure de courant, et au condensateur de découplage.

 

Ce sont des résistances qui viennent en aide à la mesure et régulation de courant. R7051 mesure 2.2 Ohm conformément à la datasheet de ISL6259 (ou de son équivalent ISL6255). R7052 est une résistance de 0 Ohm. Pourquoi Apple à conçu un PCB avec des résistances à 0 Ohm ? Sincèrement, je ne sais pas… Peut-être pour assurer la symétrie (2.2 Ohm d’un coté et 0 de l’autre). Potentiellement pour faire le lien vers le point de test qu’il y a juste a coté, sur le PCB.

En l’occurrence, à la mesure, ces résistances étaient défaillantes, et c’est ce qui causait notre problème de boot. ISL6259, ne sachant pas si le courant de la batterie passait bien ou pas, ne pouvait pas gérer la charge, ni le démarrage.

Le savoir-faire : Soudure et remplacement de composants sur la carte-mère

Nous avons donc remplacé ces deux résistances, ainsi que le condensateur de découplage qui se trouve entre les deux. Ils ont été ponctionnés sur une carte mère de Macbook Pro équivalente, mais impossible à réparer.

Souder ce genre de composants demande un peu de rigueur et de technique. Ce sont des 0402. Ils mesurent donc 1mm x 0.5 mm. On les soude avec notre pistolet à air chaud.

La technique consiste à utiliser le coté capillaire (la tension superficielle, pour être exact) de l’étain fondu. Une fois positionné de façon approximative, la résistance vient se mettre en place toute seule. L’étain fondu l’attire dans son emplacement. Mais une petit vidéo vaut mieux qu’un long discours. Ci-dessous, un extrait de l’excellente chaîne Youtube The Art of Repair.

On peut facilement faire la différence entre le avant et après, sur les photos ci-dessous.

Il nous a fallu :

  • Enlever les composants défaillants à l’air chaud.
  • Enlever l’étain en place et nettoyer la zone avec une tresse à dessouder.
  • Replacer de l’étain sur les pads.
  • Récupérer chaque composant à changer sur la carte donneuse d’un autre Macbook Pro.
  • Les replacer un à un sur leur pad, en utilisant du flux de soudure pour nous faciliter la tâche.
  • Nettoyer le tout à l’air chaud et à l’alcool.

Vu la petite taille de la zone, nous ne faisons pas passer la carte par un bain dans le bac à ultrason. Le nettoyage minutieux à l’alcool IPA, et avec un peu de chaleur enlève la majorité du flux.

Zone oxydée de la carte mère, avant réparation.

La carte mère du Macbook Pro après réparation et nettoyage.

(Encore) une carte mère de MacBook Pro réparée

Il n’en fallait pas plus pour que ce MacBook Pro démarre et recharge sa batterie. Même si la batterie avait atteint 0% de charge, elle était encore en état pour être chargée. On a pris soin de laisser le Macbook Pro charger la batterie avant de le remonter pour le rendre à son propriétaire.

Et c’est reparti pour quelques années de plus pour ce MacBook Pro 2012, increvable!